18
janvier
2013

Le caprice


 

Le comportement appelé communément caprice est un ensemble de manifestations de mécontentement qui se caractérise par des cris, des pleurs, des mouvements brusques, des actions non permises dans le milieu social habituel, ou/et parfois un refus apparent de communiquer. Une personne qualifie un comportement ainsi lorsqu’elle n’en comprend pas les raisons ou ne supporte pas l’inconfort qu’elle ressent en réaction. Elle n’en reconnait en tous cas pas la légitimité. Un « caprice légitime » est une antithèse.

Elle peut penser que l’enfant « teste » l’adulte, « veut le manipuler », « défie son autorité », « a besoin de limites » ou est « mal élevé » « trop gâté », « tyrannique »...

La plupart des adultes disent qu’ils se sentent très gênés lorsque cela arrive en public, et que leur réaction s’en ressent (plus cool ou plus rigide qu’à la maison, dans le sens de ce que le parent pense que l’entourage attend ou dans le sens contraire...).

En général, cette personne questionne, crie plus fort, immobilise, menace, frappe parfois, ou bien regarde ostensiblement ailleurs et reste silencieuse envers cet enfant. Au contraire, elle peut faire ce qui lui est demandé, dans un premier ou un deuxième temps, silencieusement, en manifestant son mécontentement ou en expliquant les raisons.

 

Un exemple très banal :

  • L’enfant : « Je veux ce paquet de gâteaux !
  • Non, tu sais bien, ce n’est pas ceux-là qu’on prend d’habitude.
  • Mais aujourd’hui je veux ceux-là.
  • Non, non, on en a assez avec ces quatre paquets-là. Ils ne sont pas bons, etc. »

L’enfant prend un paquet en rayon et le met dans le chariot.

  • Kevin/Nora remets immédiatement ce paquet de gâteau dans le rayon !
  • Non, je ne le remettrai pas !
  • Si tu ne le fais pas, ça va mal aller, je compte jusqu’à trois, etc...

L’enfant pleure, crie et se débat. Le parent feint de ne pas y prêter attention, menace de partir sans acheter telle chose que l’enfant attend… puis lui dit qu’il n’a pas l’air fin de crier comme ça… lui promet autre chose… Rien ne ramène le calme. Il peut enfin prendre le paquet en soupirant et en menaçant l’enfant de ne plus l’amener en courses « puisqu’il/elle est insupportable », qu’il/elle « n’a pas été sage » etc...

Finalement, aucun des deux ne sait quels besoins seraient comblés par l’achat ou le refus de ce paquet de gâteau (deux stratégies possibles parmi d’autres). Plus frustrant encore, aucun des deux n’a idée de comment restaurer la communication de façon à ce que chacun puisse exprimer ce qui est vraiment important et trouver une solution satisfaisante pour les deux. Autres enjeux : dans quel état ressort chacun des acteurs en termes d’estime de soi et de respect mutuel ? Où est passée la joie d’être ensemble, en train de contribuer à la vie de la famille en s’approvisionnant ?


Une bonne nouvelle : Il est humainement possible de faire des courses en supermarché avec quatre ou cinq enfants voir plus, avec les copains, en prenant du bon temps. En cas de temps limité, on peut même coopérer pour battre le record des courses les plus efficaces et rapides, et ressortir en se congratulant ! Pour cela, quelques mots-clés : connexion, anticipation, organisation, concertation, cohérence et jeu. Des mots qui nous sont chers, à EQUIVALENCE CREATIVE !!


 

Article mis en page pour Uto'Pistes par : MikA Mot(s) Clé(s) Autrement - Education - Enfants

Poster un commentaire

Connectez vous afin de laisser un commentaire