24
mars
2013

Faire son compost


 

"Réduisons nos déchets !" tel est l'un des messages en vogue depuis quelques temps. Et c'est tant mieux !

L'une des techniques, c'est de composter ses déchets dits "verts" ou "bio" (dans le sens compostables).  

Composter, c'est faire un vrai geste pour l'environnement en évitant de transporter des déchets et de les enfouir ou les incinérer alors qu'ils sont valorisables. Mais attention à ne pas tout confondre et faire n'importe quoi. Même si composter est simple, il faut néanmoins apporter quelques attentions à son compost.   

Notons d'abord que composter n'est pas faire pourrir ! Et ce qui différencie ces deux modes de dégradation de la matière, c'est l'oxygène. Oui, l'oxygène, élément essentiel à la vie. Et la vie, faune et flore, c'est l'unique moyen d'obtenir un compost de qualité. De plus, un compostage aéré est un compostage sans gêne : ni odeurs, ni mouches. Ainsi, on comprend déjà que composter c'est dégrader de la matière dite "organique" grâce à une faune et une flore.  

A quoi sert le compost ? 
Le compost est l'un des apports fait au sol les plus complets. En effet, il est qualifié à la fois d'amendement et d'engrais organique. C'est à dire que d'une part il améliore la structure même du sol et que d'autre part, il fertilise le sol et met donc à disposition des futurs végétaux implantés, des éléments nutritifs essentiels à leur développement. Ce faisant, il constitue également une forme de protection des végétaux.   

Comment faire son compost ?
On distingue deux grandes catégories de déchets "compostables" : les déchets verts et les déchets bruns. Les premiers se dégradent très rapides avec une tendance à la pourriture car l'air y circule mal : ce sont les tontes de pelouse ou les déchets de cuisine par exemple. Les seconds se dégradent bien moins rapidement mais ont la particularité d'être très "structurants", c'est à dire qu'ils laissent facilement circuler l'air : ce sont les feuilles mortes, les déchets de taille, etc... 

Les bacs à compostage sont des outils quasiment indispensables pour réussir un bon compost lorsque les quantités à gérer sont "normales". En alternant toujours des couches de déchets verts et déchets bruns humidifiés, la qualité du compost sera optimale : à chaque ajout de matières vertes et notamment de déchets de cuisine, il convient d'ajouter le même volume en déchets bruns. Le secret du chef ? Toujours avoir une humidité constante aux alentours des 50/70 % et une bonne aération. 

Il est également conseillé de retourner son compost. Pour les plus assidus, un retournement mensuel accélèrera le compostage. Mais si l'aération des matières est correcte et que vous manquez de temps, un premier retournement au bout de 6 mois est suffisant.   

Quand récolter ?
Un compost mûr se repère grâce à son odeur caractéristique de sous-bois et sa couleur brun très foncé, et parfois même noir. Les lombrics qui y avaient élus domicile (rassurez-vous, ce sont de précieux alliés) sont tous partis ou presque, ce qui signifie qu'il n'y a plus assez de nourriture pour eux, mais que pour vous, votre compost est prêt.  

Comment l'utiliser ?
Inutile de l'enfouir, ce serait dans la plupart des cas, peine perdue et gaspillage. La solution idéale pour valoriser son compost étant de l'épandre en paillage dans son potager, au pied des haies, au pied des arbres, etc... La nature, la faune et la flore, sauront parfaitement comment exploiter ce compost et son action sera maximale.  

Et en appartement ?
Oui, il est possible de réduire ses déchets en appartement grâce à la technique du lombricompostage. Ce procédé fait intervenir dans un contenant divisé en différents étages, des lombrics spécifiques qui vont dégrader les matières. Sans odeurs ni mouches, cette technique se démocratique à vitesse grand V et recueille de plus en plus d'adeptes. 


 

Article mis en page pour Uto'Pistes par : MikA Mot(s) Clé(s) Autonomie - Compost - Jardin

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