17
janvier
2013

Manger Local

 

Conseils pour manger local !

 

Manger local a du sens. C'est :

  • favoriser une qualité alimentaire,
  • encourager une économie locale, en soutenant les agriculteurs près de chez soi et en créant des emplois, - participer à la préservation des terres nourricières et à la sauvegarde de la biodiversité,
  • réduire l’impact environnemental de son assiette. Un avenir local une approche éclairante : http://www.lexpress.to/archives/4028/

Manger durable et local L’incroyable enjeu du « local » Comment ne pas se réjouir du développement de ce nouveau rapport à l'alimentation, qui redonne au « consomm’acteurs » le pouvoir sur son assiette ! L’éthique du Petit Producteur a toujours contenu, au-delà de l’identification du producteur sur ses étiquettes (traçabilité et transparence) le « manger local et de saison » (« je mange local », ou « direct producteur », etc.) Les consommateurs, peu ou prou éco-responsables , souhaitent aujourd’hui privilégier et manger des produits locaux et de saison (tous les aliments, ou presque, doivent avoir parcouru moins de 160 km pour arriver dans les assiettes). Comme ils ne sont pas des intégristes, ils s’autorisent, bien sûr, des exceptions dites «de Marco Polo » (sel, poivre, épices, fruits exotiques, café, thé, spécialités régionales ou produits de la mer, etc. qu’ils ne trouvent pas à proximité).

 

Pourquoi manger local ?

La motivation des locavores est variée et légitime : Moins de transport, c'est moins de pollution, tant en termes de production de CO2 que de polluants conservateurs divers. Savez-vous que la distance moyenne parcourue par un produit alimentaire entre son lieu de production et l'assiette du consommateur se situe, en moyenne en 2010, entre 2400 et 4800 km, soit 25% de plus qu'en 1980, et cette distance ne cesse de s'allonger... C’est démentiel ! Alors que nos grands parents étaient tous locavores sans le savoir… Consommer local, c'est aussi un moyen de relancer, solidairement, les productions autour des bassins de consommation et de renforcer -ou créer- un maillage agricole (qui traverse une crise sans précédent) à proximité des villes, avec des créations d'emploi et une stimulation de l'économie locale. Des études montrent que la consommation locale permet de soutenir fortement l’économie rurale d’un territoire. L’argent dépensé localement est réinvesti localement. Les locavores sont généralement très solidaires et fiers de défendre un savoir-faire territorial ! Produit local = produit de saison (avec la légère exception de la culture sous serre), ce qui permet de retrouver le rythme des saisons et de renouer avec une tradition gastronomique séculaire salutaire pour notre santé (le pot au feu, le chou braisé, le gratin dauphinois et les pommes se savourent en hiver, quand la ratatouille, la salade de concombre, les fraises et les pêches, se dégustent plutôt au printemps et en été). Enfin, le produit local est forcément plus frais, n'ayant pas eu à parcourir des milliers de kilomètres pour arriver sur nos étals. Il a été récolté à maturité et a donc plus de goût.

 

Comment sont acheminés les fruits et légumes ?

Dans la distribution de fruits et légumes, on dénombre plusieurs types de circuits, courts ou longs, dont : les circuits longs producteurs-expéditeurs (77 % pour les grossistes et centrales d’achat, 23 % à l’export et à l’import), le circuit import-ré-export (60 % des entrées de l’UE et 40 % des pays tiers), le circuit de gros (54 % de l’expédition française et 46 % d’introduction-importation, 55 % des ventes provenant des opérateurs sur marché, 34 % des opérateurs hors marché, 11% pour les grossistes non spécialisés). le e-commerce alimentaire (en progression constante, il devrait représenter 5 % du commerce alimentaire national en 2010 dont un tiers dévolu aux fruits et légumes...). les circuits courts de producteurs-vendeurs (7 % des approvisionnements aux consommateurs français et 10% de la production). Faire évoluer les chose, grâce au… Consommateur, clé du marché ! Pour la majorité des consommateurs, la qualité des fruits et légumes est liée à leur fraîcheur (le premier critère de choix devant le prix) et au respect des saisons. Les fruits et légumes d’origine française ont une excellente image même s’ils sont jugés parfois plus chers, en raison d’une qualité supérieure et d’une réglementation plus exigeante (la France pratiquant le plus grand nombre de contrôles). Les fruits et légumes de 4e gamme (prêts à consommer) connaissent une croissance annuelle moyenne de 9% et environ 70 % des ménages en consomment...

Le consommateur refusant de plus en plus le modèle industriel, l’innovation a permis d’accentuer des valeurs liées à l’environnement, au développement durable. Des variétés disparues ou en perte de vitesse ont été remises sur le marché et ont connu un regain de consommation. Le premier atout du secteur agroalimentaire est que les consommateurs ont besoin de manger tous les jours… Le second, c’est que les offres de proximité pourraient être durablement mieux positionnées que celles qui nécessitent des retours fréquents à la station service. Les crises nous sont présentées comme des périodes de menaces, mais elles sont aussi des opportunités pour ceux qui savent adapter leurs offres aux tendances et la nouvelle tendance, c'est de promouvoir de l'offre innovante et de l'achat malin… L'achat malin, ce n'est pas que du premier prix, mais des produits accessibles, des produits qui rassurent dans un environnement anxiogène, le produit qui séduit - On regarde moins le prix - Le produit qui a du lien dans une société d’apparence factice. Favoriser les circuit court « locavore » entre producteurs et GMS !

Premier « lieu commun » : le secteur du transport est une source de pollution importante et la consommation de produits locaux permet de réduire considérablement le transport des marchandises et par conséquent la pollution qui aurait été engendrée. De plus, favoriser la consommation de produits locaux, c'est aussi soutenir les petits producteurs locaux. Eviter (voire réduire) le développement d'exploitations de grandes tailles, mono-produits (renforçant la dépendance du producteur vis-à-vis de problèmes économiques, climatiques...) aux techniques de production intensives et polluantes, qui feront transporter leur production à travers tout le pays voire au-delà. C'est donc également. redonner de l'autonomie à un territoire. Consommer local c'est d'abord être assuré de consommer des fruits et légumes de saison tout en développant du lien entre le producteur et le consommateur. Selon un sondage de l’Union européenne (sur « les attitudes des Européens vis-à-vis de la consommation et la production durables »), mené auprès de 26 500 citoyens de 15 ans et plus choisis au hasard dans les 27 États membres et en Croatie, l'empreinte écologique des produits sur l'environnement constitue pour 83% d’entre eux un paramètre influençant leurs décisions d'achat. Et ils sont 72 % à souhaiter un système d'étiquetage obligatoire de l'empreinte carbone des produits « Acheter bio » ne suffit pas. La priorité pour les bio consom’acteurs est d’acheter local et de saison et aussi de donner la priorité aux paysans, aux entreprises de transformation et aux circuits de distribution qui pratiquent un commerce équitable de leurs produits et choisissent de maintenir la qualité à son plus haut niveau d’exigences.


Quelques liens vers des initiatives et/ou défenseurs de la démarche "locavore" :

http://www.lepetitproducteur.com/je-mange-local.asp

http://locavorespirit.wordpress.com/

http://guide.buylocalca.org/

http://www.mondequibouge.be/index.php/category/theme/consommation-durable/

http://www.good.is/post/before-myplates-and-pyramids-there-was-the-1943-food-wheel/

http://lepetitproducteur.com


Article mis en page pour Uto'Pistes par : MikA Mot(s) Clé(s) Agir - Autrement - Changement - Conscience - Local

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