07
mai
2014

Compétences

Comment développer des compétences relationnelles et sociales :

Coopération, prévention des conflits...

 

Les « compétences psychosociales » sont, selon l’OMS (l’organisation mondiale de la santé) « l’aptitude à maintenir un état de bien être mental, en adoptant un comportement approprié et positif à l’occasion des relations entretenues avec les autres, avec sa propre culture et son environnement ».

L’OMS a ainsi défini dix compétences susceptibles d’influer sur la promotion de la santé et de la prévention de la violence chez l’enfant et l’adolescent (chaque compétence se présente comme une combinaison de connaissances, d’aptitudes et d’attitudes). Les recherches réalisées ces dernières années montrent que le renforcement de ces savoir-faire et de ces savoir-être constitue la meilleure prévention contre la violence et les conduites addictives.

Il est important de mettre en œuvre des activités allant en ce sens dès le plus jeune âge et de les inscrire dans la durée, sur plusieurs années.

 

  • Avoir une pensée créative
  • Avoir une pensée critique
  • Savoir communiquer efficacement
  • Savoir prendre des décisions
  • Savoir gérer son stress
  • Savoir résoudre des conflits
  • Avoir conscience de soi
  • Avoir de l’empathie
  • Savoir gérer ses émotions
  • Améliorer ses compétences interpersonnelles

 

« Sans culture, l’être humain ne voit en l’autre qu’un étranger, un ennemi qu’il faut dominer et contre lequel il faut se défendre. Si la violence est un problème de santé public, la non-violence est une affaire de civilisation et de citoyenneté. » Note du Haut Comité de la Santé Publique dans son rapport « Violences et santé » de 2004.

 

Notions en jeu :

1) Avoir conscience de soi :

  • Construction de la personnalité… « Je suis comme cela ».
  • Savoir se situer par rapport aux autres. Importance du regard que l’on porte sur soi et que les autres portent sur nous.
  • Autonomie par rapport aux autres. Si je n’ai pas besoin d’imposer mon opinion pour exister, je peux avoir une relation non autoritaire.
  • Développer l’estime de soi, c’est apprendre à résister à la pression du groupe, une bonne appréciation de soi permet une certaine indépendance vis-à-vis des autres.
  • Constatation et affirmation des goûts.
  • Avoir conscience de ses pulsions, apprendre à les maîtriser
  • Utilisation du « je »

 

2) L’expression de soi :

  • Mettre des mots sur ce que l’on ressent
  • Enrichissement du vocabulaire émotionnel
  • Libérer son imaginaire

 

3) La perception de la réalité :

  • Réaliser que la réalité est difficile à cerner
  • Prendre conscience que différentes interprétations sont possibles
  • Relativiser selon les cultures (comparaisons)

 

4) Le respect des règles

  • Etablissement des règles de vie et recherche des moyens de les appliquer
  • La gestion des frustrations, le principe de réalité, la frustration structurante et dynamisante
  • La contrainte
  • La sanction

 

Jeux coopératifs en motricité

 

La Poursuite de la lune et du soleil :

  • nombre de participants illimité
  • n'importe où
  • matériel: un gros ballon et un petit ballon

Les jeunes sont placés en cercle, face vers l'extérieur. L’enseignant donne le signal du départ pour le petit ballon (lune). Celui-ci se promène de jeune en jeune en faisant le tour du cercle. Ensuite, le gros ballon (soleil) part dans la même direction que le petit et doit tenter de rattraper la lune. C'est un jeu qui n'a pas de fin, alors à vous d'y mettre fin. Ce jeu peut s'avérer utile pour les temps d'attente entre deux activités.

 

Les îlots :

Des feuilles de journaux (une par enfant) sont dispersées au sol. Les enfants se déplacent autour sur une chanson. Au signal, ils se placent sur un journal. Durant la seconde partie, l’enseignant chante en retirant certaines feuilles, mais le jeu consiste à n’éliminer personne, chacun doit être accueilli sur les pages restantes. Interrompre le jeu pour discuter des problèmes, des stratégies…Durant les parties suivantes, d’autres pages sont retirées, mais les feuilles restantes sont également rassemblées pour former 3 ou 4 puis 2 puis un seul îlot. Toute la classe est ainsi rassemblée et particulièrement serrée.

Les enfants (sauf trois) sont répartis dans toute la salle, chacun dans un cerceau (les gares) posé au sol. Les trois enfants seront les locomotives qui se déplacent de gare en gare sur une comptine ou chanson adaptée, demandant à l’enfant qui attend, comment il s’appelle et s’il veut monter dans le train. Si l’enfant le veut, il s’accroche et le train repart vers une autre gare. Afin que ce ne soit pas systématiquement la locomotive qui parle, c’est le dernier enfant du train qui pose ensuite la question.

 

La ronde des prénoms :

Tous les enfants sont en ronde, l’un dit son prénom à son voisin de droite est…. Puis deuxième tour, un enfant dit le prénom de son voisin de droite etc…(nécessité d’échanger sur les prénoms au préalable)

 

Les papillons :

Trois enfants (les papillons) se tiennent debout dans un cerceau, ils doivent à la fin d’une chanson chantée par l’enseignant, en accueillir un quatrième. Modifier ensuite le nombre d’enfants en fonction de la taille du cerceau. Exemple de chanson : « Papillon volé, c’est volé loukavolé, papillon volé, c’est volé loukavolé… »

 

Le ballon :

Deux enfants se déplacent avec un ballon serré entre leur dos ou leurs épaules…

 

Le puzzle humain :

Chacun, couché ou debout ou assis au sol, adopte une position, en ayant un contact avec un ou deux enfants. Chacun est un morceau du puzzle.

 

La machine :

Même idée que le puzzle, mais ce dernier bouge. Chacun est un élément d’une machine qui fonctionne (demande de la coordination).

 

Le puzzle :

Chaque enfant d’un groupe reçoit une pièce d’un puzzle réel mais pas forcément les pièces du puzzle que son équipe doit reconstituer. Les enfants doivent donc échanger ou donner, sans parler, sans prendre (communication non verbale)

 

Le serpent :

Par file de 6 enfants environ, la tête du serpent doit attraper la queue. Puis permuter les rôles. Parties courtes car intenses. Coopération avec la tête ou avec la queue… ? Discussion ou imposition par l’enseignant.

 

La voiture :

Un groupe d’enfants se tiennent bien serrés les uns contre les autres. L’enseignant désigne l’un d’eux, il sera le moteur (bruitage BRRRR), il conduit le groupe dans ses déplacements, l’enseignant désigne alors un second enfant qui freine (bruitage HIIIII !), le groupe s’arrête et change de direction en suivant.

 

Le ballon de baudruche :

Un groupe d’enfants doit maintenir en l’air un, puis deux, puis trois ballons de baudruche.

 

Les chaises :

Un enfant est debout sur une chaise, un second donne une chaise au premier pour qu’il y monte, puis monte sur la première. Ainsi de suite. Le principe est que chacun se décale.

 

Le fil :

Chacun choisit une partie de son corps et se déplace dans tout l’espace de la salle en se « tirant » lui-même par cette partie, comme s’il se tenait par un fil virtuel tenu par la main. Puis deux à deux, l’un tire l’autre par un fil virtuel. Permuter puis changer les parties du corps.

 

La ficelle :

Par groupe de 6 environ. Chacun tient un endroit d’une même grande ficelle. Le groupe « s’emmêle » puis se démêle. (Idem sans ficelle, les enfants se tiennent par la main (farandole) s’emmêlent puis se démêlent).

 

Chat glacé :

Il s’agit de délivrer les enfants touchés en passant sous les jambes écartées de ces derniers.

 

Chat couleurs :

Les enfants se déplacent sur le son d’un tambourin ou sur une musique, au signal ils touchent (doucement) sur un vêtement d’un autre, une couleur demandée.

 

Le sac des déménageurs :

Deux à deux, les enfants déménagent d’un lieu à un autre, des objets en grande quantité dispersés dans la salle. Ils les placent dans un sac, si l’un d’entre eux lâche le sac, ils le vident et recommencent.

 

Le Grand nettoyage :

  • minimum de 16 participants
  • sur un terrain assez grand ou dans un gymnase
  • sacs de fèves, ballons ou boules de papier

Deux équipes avec le même nombre de participants sont placées de part et d'autre de la ligne centrale. Cette ligne détermine le territoire de chaque équipe et personne ne peut la traverser. Chaque participant a en main un objet. Au signal, on doit envoyer cet objet dans le territoire adverse et l'on fait de même ensuite avec tout objet trouvé de son côté. Au second signal, on cesse tout lancer et l'équipe qui a le moins d'objets dans son territoire gagne. Si vous utilisez les sacs de fèves ou les ballons, attention aux blessures.

 

Le monstre à quatre pattes :

  • Par deux, dos à dos, s’accrocher les bras.
  • Marcher, se déplacer latéralement.
  • S’asseoir. Se relever.

Essayer le monstre à six pattes !

 

Le dompteur :

Un enfant ; le dompteur se déplace parmi les autres enfants couchés (les lions endormis), si un lion bouge, il se joint au dompteur.

 

La sculpture :

Un enfant prend une posture, l’autre a les yeux bandés, il palpe le premier et en imite la posture. Un troisième compare.

 

La photo :

Un enfant sculpte un autre enfant, lui donnant une posture. Il fait semblant de le photographier. Puis permuter les rôles. Puis agrandir le groupe. Possibilité de faire une photo de groupe.

 

Danse :

Danser en étant reliés deux par deux par un ruban ou une latte

 

Le tronc :

Six enfants se font face, à genoux, trois par trois. Ils se donnent les deux mains. Un septième se couche sur leurs bras. Puis idem avec les six enfants debout.

Article mis en page pour Uto'Pistes par : MikA Mot(s) Clé(s) Agir - Autrement - Changement - Conscience - Education - Enfants

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